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Lettre d'information ACS du 13 janvier 2020

Publié le 13 janvier 2020

La croissance du PIB se maintient à 0,2% au 4e trimestre 

Selon une estimation de la Banque de France, la croissance de l'économie française devrait s'établir à 0,2% au 4e trimestre. Après avoir progressé chaque trimestre de 0,3%, le produit intérieur brut français a ainsi marqué le pas en cette fin d'année. Les grèves ont en effet entraîné une décélération de l'activité dans les services en décembre, qui a toutefois été compensée par la résistance de l'industrie et du bâtiment. Dans l'industrie, la production a progressé «modérément» en décembre, avec un dynamisme plus important dans l'agroalimentaire et les produits informatiques et électroniques. En revanche, «les carnets de commande continuent de se dégarnir», note la Banque de France, et les chefs d'entreprises anticipent une stabilité pour le mois de janvier. Dans le bâtiment, l'activité a aussi peu progressé en décembre mais les carnets de commandes «demeurent bien fournis» et les chefs d'entreprises interrogés anticipent un rebond en janvier. L'activité des services a quant à elle fortement ralenti en décembre et le secteur de «l'hébergement-restauration a particulièrement pâti des grèves. Pour l'an prochain, la Banque de France prévoit un ralentissement de la croissance à 1,1%, qui, s'il se confirmait, serait son niveau le plus bas depuis 2016. 

La production industrielle progresse légèrement (+0,3%) en novembre 

D'après des chiffres publiés par l'Insee, la production industrielle a légèrement progressé au mois de novembre en France, soutenue par le rebond de l'agroalimentaire et pénalisée par le ralentissement dans l'automobile. La production a ainsi progressé de 0,3% sur un mois en novembre dans l'ensemble de l'industrie, après 0,5% le mois précédent. 

Les défaillances d'entreprises attendues en hausse de 6% en 2020, selon Euler Hermes 

D'après une étude publiée par l'assureur-crédit Euler Hermes, la faiblesse de la croissance et la persistance des conflits commerciaux devraient entraîner une augmentation des défaillances d'entreprises de 6% au niveau mondial. Le risque est particulièrement élevé en Asie où une hausse du nombre de défaillances de 8% est attendue en 2020. Après quatre années de baisse, celles de la France devraient stagner pour atteindre le nombre de 52.000, un chiffre qui reste toutefois 13% plus élevé qu'avant la crise de 2007. Le nombre de défaillances est également attendu en hausse en Allemagne et au Royaume-Uni (+3%), ainsi qu'en Italie (+4%) et en Espagne (+4%). Euler Hermes pointe notamment un risque élevé de défaillances pour les grandes entreprises, relevant que «les trois premiers trimestres de l'année 2019 ont comptabilisé 249 défaillances de sociétés ayant des chiffres d'affaires supérieurs à 50 millions d'euros». Il s'agit d'une hausse de seulement 1% en nombre de sociétés par rapport à 2018 mais les défaillances ont concerné l'an dernier des entreprises beaucoup plus importantes puisque leur chiffre d'affaires cumulé est passé de 39,1 milliards en 2018 à 145,2 milliards d'euros en 2019.

Bretagne : un fonds pour les projets d'innovation sociale en 2020 

Pour stimuler et faciliter la réalisation des projets d'innovation sociale en Bretagne, la Région a annoncé la création d'un fonds d'innovation sociale (Fiso) de 2e génération en 2020, en partenariat avec BpiFrance. « Nous allons investir un million d'euros dans ce nouveau fonds pour accélérer le développement de l'ESS en Bretagne : l'ambition est d'accompagner un changement d'échelle de l'ESS dans notre région », a précisé le président de Région Loïg Chesnais-Girard. Si de nombreuses aides existent pour les projets à naître, il manque souvent aux start up du social un fonds d'amorçage pour lancer les projets. Le Fiso Bretagne jouera ce rôle (complété par des fonds nationaux, son budget pourra aller jusqu'à 2,8 millions d'euros) : un appel à projets sera lancé début 2020. 

Rennes : EnZHyme accompagne les entrepreneurs 

L'incubateur rennais EnZHyme est une structure d'accompagnement pour les porteurs de projets voulant avoir un impact positif sur les territoires ruraux bretons. L'incubateur Enzhyme accompagne les porteurs de projets en les conseillant sur le plan juridique, le business plan, comment se présenter devant une banque, la communication, etc. jusqu'à la mise en marché de leur produit ou service. L'accompagnement est gratuit puisqu'il est financé par des entreprises mécènes. Les candidats ont jusqu'au 15 janvier pour envoyer un dossier de candidature. Un entretien individuel est ensuite proposé aux candidats retenus. L'accompagnement débute le 10 février 2020. 

Qard finance la trésorerie des petits e-commerçants 

Lancée en juin 2019, la fintech Qard propose des prêts de moins d'un an aux petits e-commerçants qui ont des besoins de trésorerie, soit quelques dizaines de milliers d'euros, pour une durée de 3 à 12 mois. A l'instar de Qonto, October, Payfit..., Qard profite des réticences des banques à la prise de risques envers les petites et moyennes entreprises. La jeune société assure octroyer des prêts en 48 heures : 24 heures pour dire oui ou non à un e-commerçant et 24 heures pour réaliser le KYC, processus d'identification d'un client, et virer les fonds dans la foulée. Pour donner une réponse si rapidement, la fintech évalue la solvabilité d'une entreprise en se basant notamment sur des données macroéconomiques comme celles disponibles sur la base Sirene, des données comptables (bilans, comptes de résultat…) mais aussi des données plus business collectées sur les logiciels et sites utilisés par les marchands (Amazon, Cdiscount, eBay, Magento…). 350 entreprises sont pour l'instant inscrites sur la plateforme. Pour accélérer son activité et recruter, Qard (quatre salariés) prévoit de boucler une première levée de fonds de 600.000 euros en février prochain. Elle espère octroyer 10 millions d'euros de prêts d'ici la fin de l'année prochaine et conquérir entre 800 et 1.100 clients. 

L'année 2019 se termine bien pour les travaux publics 

A l'image du reste de l'année, le mois de novembre 2019 aura profité à l'activité des entreprises de travaux publics. D'après la dernière note de conjoncture de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP), les travaux réalisés ont bondi de 12,7% entre janvier et novembre 2019, grâce aux grands projets et aux investissements des communes à l'approche des élections municipales de mars 2020. Sur le dernier trimestre, l'activité a cette fois enregistré +10,5%, quand l'augmentation a été de 12,2% pour le seul mois de novembre 2019, en comparaison à novembre 2018. L'emploi se porte également bien dans le secteur, que ce soit sur le mois de novembre ou sur l'année (+2,3% d'ouvriers en cumul sur l'année). Malgré ces bons chiffres, la profession constate un ralentissement des prises de commandes depuis quelques mois et préfère jouer la prudence.