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Lettre d'information ACS du 16 décembre 2019

Publié le 16 décembre 2019

France : l'emploi salarié en hausse de 0,2% au troisième trimestre 

Selon des chiffres dévoilés par l'Insee, la croissance de l'emploi salarié français s'est poursuivie au troisième trimestre 2019 avec une progression de 0,2%. 42.300 créations nettes d'emploi ont en effet été recensées sur la période. Le secteur de la construction se distingue avec 9.000 créations nettes d'emplois. Sur un an, l'emploi salarié a augmenté de 258.600, soit 1%. 

Bretagne : conjoncture favorable pour novembre 

Selon la dernière note conjoncturelle mensuelle de la Banque de France, les secteurs d'activité bretons se portent globalement bien. Si la production industrielle n'a que légèrement augmenté en novembre, l'activité devrait quelque peu s'accélérer dans les prochains mois, les carnets de commandes restant bien remplis. Du côté des services marchands, l'activité s'est de nouveau inscrite en hausse en novembre tandis que le bâtiment a connu un petit essoufflement, les travaux publics marquant le pas à l'approche du scrutin municipal de mars prochain. 

Rennes en tête des métropoles les plus attractives 

Selon le baromètre de la 2ème enquête sur l'attractivité des métropoles réalisée par RegionsJob (Rennes) en partenariat avec le cabinet Hays, Rennes, Nantes et Lyon sont les métropoles les plus attractives de France. Pour établir le classement, les habitants d'une vingtaine de métropoles ont été invités à se prononcer sur différents critères : qualité de vie, dynamisme économique, coût de la vie, culture et infrastructure. 

Grève : les entreprises en première ligne 

Tous les secteurs ne sont pas logés à la même enseigne lors des grèves. La mobilisation contre la réforme des retraites inquiète les commerçants, restaurateurs, artisans et autres hôteliers situés en centre-ville, qui avaient déjà soufferts l'an dernier à la même époque du fait de la crise des gilets jaunes. D'autant plus que ces entreprises doivent faire face à la concurrence d'Amazon, d'Uber Eats et autres. Elles doivent également faire face aux difficultés de leurs salariés pour trouver des moyens de transports, ainsi qu'à celles pour prévoir le niveau d'activité et de stocks. Enfin, il a également fallu s'adapter dans les sociétés où le télétravail ne peut être mis en place, dans le service à la personne, les maisons de retraite, les hôpitaux ou les soins à domicile. 

Des défaillances d'entreprises moins nombreuses... mais plus coûteuses 

D'après une étude de l'assureur-crédit Coface, les défaillances d'entreprises enregistrent une baisse de 3,3% en France lors des dix premiers mois de l'année, avec 42.276 procédures recensées. La croissance française est tirée par la demande intérieure. Par ailleurs, l'investissement des entreprises de l'Hexagone est correct, porté par des taux d'intérêt bas et leur niveau de confiance reste assez élevé. Mais, si le nombre de défaillances a baissé, leur coût a augmenté. L'encours total des dettes fournisseurs non remboursées s'élève à 3,1 milliards d'euros, en hausse de 14% par rapport aux dix premiers mois de 2018. Plus de 140.000 emplois ont été concernés par une procédure de défaillance depuis janvier. Les entreprises de grande taille (chiffre d'affaires supérieur à 5 millions d'euros) ont particulièrement été touchées. Leur part reste limitée, avec 476 défaillances durant les dix premiers mois de l'année, mais elle a progressé de 12% par rapport à l'an dernier. Pour 2020, Coface table sur un léger rebond des défaillances (+0,9%) et environ 52.000 procédures. 

Hausse des accidents du travail et des maladies professionnelles 

Selon le rapport annuel de l'Assurance-maladie la sinistralité au travail est repartie à la hausse en 2018. Les accidents du travail ont augmenté de 2,9% en 2018, à 651.103 cas dont 551 accidents mortels. Les accidents découlent essentiellement de manipulations manuelles (50%) et de chutes (28%). L'augmentation est particulièrement sensible dans le secteur des services, notamment l'aide à la personne et l'intérim (+ 5%), suivis par les industries du bois, de l'ameublement et du papier carton (+ 4,5%). Les secteurs les plus touchés sont le BTP, le transport et l'alimentation. Pour l'Assurance-maladie, « la reprise économique explique en grande partie cette tendance ». Elle souligne également que la mise en œuvre progressive de la déclaration sociale nominative (DSN) a pu mécaniquement augmenter le nombre d'accidents recensés. Les accidents de trajet augmentent de 6,9% en un an, en hausse continue depuis 2015. L'Assurance-maladie met en cause les conditions météorologiques difficiles de l'hiver dernier. Par ailleurs, le nombre de maladies professionnelles reconnues enregistre aussi une hausse à +2,1%, avec 49.538 cas supplémentaires en 2018. Les troubles musculo-squelettiques représentent 88% des cas. Les affections psychiques liées au travail augmentent de + 23%, avec 990 cas reconnus. Dans un communiqué, l'Association des accidentés de la vie (Fnath) a dénoncé un système en état de « mort cérébrale ». La convention d'objectifs 2018-2022 de l'Assurance-maladie-Risques professionnels prévoit une montée en charge des aides financières pour les actions de préventions dans les entreprises. Elles passeront au minimum de 50 millions à 85 millions d'euros. 

Credit Agricole CIB veut se renforcer dans le financement des entreprises d'ici 2022 

Crédit Agricole CIB, filiale de banque de financement et d'investissement (BFI) du groupe bancaire mutualiste, a indiqué qu'elle comptait augmenter ses revenus de 3% par an en moyenne d'ici 2022, grâce notamment au financement des entreprises. Crédit Agricole CIB donnera la priorité à huit secteurs - la construction, l'énergie, les télécommunications, l'immobilier, le transport, l'automobile, l'assurance et l'agroalimentaire - où les revenus de la banque devront augmenter en moyenne de 5% par an. Du côté des marchés, les activités de taux fixes («FICC» soit le négoce des obligations, devises et matières premières) visent une augmentation de près de 4% de leurs revenus (soit 300 millions d'euros de plus en 2022 qu'en 2018). Sur les objectifs financiers, Crédit Agricole CIB établit un objectif de rentabilité des fonds propres (RONE) supérieur à 10%, là où le groupe place la barre un point de pourcentage plus haut à 11%. Toujours dans un souci d'amélioration de sa rentabilité, la BFI table sur un coefficient d'exploitation, soit le rapport entre les charges et le revenu, inférieur à 55%, un niveau encore plus bas que celui visé pour le groupe, appelé à passer sous la barre des 60% d'ici à 2022.