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Lettre d'information ACS du 17 juin 2019

Publié le 17 juin 2019

La Banque de France maintient sa prévision de croissance du PIB à 0,3% au 2e trimestre 

La Banque de France a confirmé sa prévision de croissance de 0,3% de l'économie française pour le deuxième trimestre, soit le même rythme que pour les trois premiers mois de l'année. L'enquête de conjoncture de la Banque de France pour mai fait ainsi apparaître une stabilité de l'indicateur du climat des affaires dans l'industrie, à 99. L'indicateur du secteur des services comme celui du bâtiment sont de même inchangés à respectivement 100 et 105. Dans le détail, les chefs d'entreprise du secteur industriel ont fait état d'une accélération de la production en mai, avec des secteurs particulièrement dynamiques (chimie, caoutchouc-plastique et informatique-électronique). Le secteur des services a également été marqué par une croissance plus vigoureuse de l'activité sur le mois de mai, notamment dans l'informatique, l'ingénierie, le conseil et les transports. Une poursuite de la croissance est envisagée en juin, mais à un rythme plus modéré. Concernant le bâtiment, l'activité a regagné en dynamisme le mois dernier, particulièrement dans le second oeuvre. Si les carnets de commandes restent à un haut niveau, les professionnels anticipent toutefois un mois de juin moins favorable. 

Les créations d'entreprises ont légèrement rebondi en mai 

Selon l'Insee, les créations d'entreprises en France sont légèrement reparties à la hausse au mois de mai, malgré une dynamique négative du côté des immatriculations de microentreprises. Au total, tous types de sociétés confondus, le nombre de créations d'entreprises a progressé de 0,2%, avec 65.704 sociétés enregistrées, alors qu'il avait reculé de 1,7% en avril. Au cours des trois derniers mois, et comparé à la même période un an auparavant, le nombre cumulé d'entreprises créées a nettement augmenté (+17,4%), porté notamment par le secteur dit de «soutien aux entreprises». Sur les 12 derniers mois, les créations d'entreprises ont enregistré une progression de 16,9%. Dans le détail, les immatriculations de microentrepreneurs ont augmenté de +27,8%, celles des entreprises individuelles classiques de +12,1% et celles des sociétés de +6%. 

Le chiffre d'affaires moyen des entreprises cédées baisse en 2018 

D'après le dernier Observatoire de l'association Cédants et Repreneurs d'Affaires (CRA) de la transmission des TPE-PME, la valeur moyenne de cession demandée, toutes activités confondues, est restée stable en 2018 en France, à 839.000 euros contre 844.000 euros en 2017. Le chiffre d'affaires moyen des entreprises cédées en France en 2018 a par ailleurs baissé de 4% entre 2017 et 2018, passant de 1,52 millions d'euros à 1,47 millions d'euros. 50% des repreneurs ont repris une entreprise dans leur département en 2018, 23% hors de leur région. 

Les femmes entreprennent plus, mais des obstacles subsistent 

Le 6 juin, à l'occasion du « Make her day », l'événement annuel des Prem1ères, premier réseau français d'incubateurs dédié au soutien à l'entrepreneuriat féminin, un bilan de l'entrepreneuriat féminin en France a été dressé. 39 % des créateurs d'entreprises individuelles sont ainsi des femmes. Si la parité n'est pas encore atteinte, il s'agit d'une amélioration par rapport à il y a dix ans. Les dispositifs de financement à l'entrepreneuriat féminin ne manquent pourtant pas en France, ont indiqué les participantes à l'événement. La banque BNP Paribas lui a en effet alloué 2 milliards d'euros de fonds, tandis que BpiFrance accompagne de nombreuses femmes souhaitant se lancer. Côté institutionnel, un plan « Entreprendre au féminin » a démarré en 2013. La Loi Pacte adoptée définitivement par le Parlement mi-avril, prévoit aussi des mesures en faveur du statut des femmes en entreprise. Malgré un contexte plus favorable au développement de l'entrepreneuriat féminin, des obstacles subsistent et parmi ceux-ci le principal reste l'auto-censure. 

Coup de rabot surprise sur les allègements de charges de certaines professions 

Lors de son discours de politique générale, Édouard Philippe a précisé les intentions du gouvernement en matière de niches fiscales. Les niches anti-écologiques, celles concentrées sur les très grandes entreprises et celles qui réduisent les droits sociaux des salariés sont dans le viseur de l'exécutif. Le Premier Ministre a notamment mentionné la « déduction forfaitaire spécifique » qui est évaluée à 1,5 milliard d'euros dans le budget de la Sécurité sociale. Elle correspond à un abattement de charges patronales dont bénéficient plusieurs professions (artistes, aviation, bâtiment, journalistes, mannequins, nettoyage). Le gouvernement pourrait décider de réduire cet abattement, voire d'y mettre fin. Le même sort pourrait être réservé au taux réduit de gazole pour les engins de chantier. Sa disparition pourrait être programmée sur trois ans, avec une remontée progressive du tarif de taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers (TICPE). La charge fiscale des professions concernées pourrait augmenter d'un milliard d'euros. Enfin, le gouvernement pourrait toucher à la réduction d'impôt pour les dépenses de mécénat. 

Pour Terra Nova, il faut donner plus de droits aux travailleurs de plateformes 

Vendredi 7 juin, l'Assemblée nationale a adopté l'article 20 de la loi d'orientation sur les mobilités qui vise à mieux encadrer les relations entre les plateformes numériques (Uber, Deliveroo,…) et les travailleurs indépendants. Le think tank Terra Nova invite le gouvernement à aller plus loin en construisant « un droit à l'activité professionnelle et non plus un droit du seul salariat ». Pour les auteurs du rapport, la protection du travailleur doit se caractériser « par des niveaux de protection évoluant en fonction de son degré d'autonomie et de responsabilité ». Ils recommandent ainsi la mise en place de seuils avec des droits associés et supplétifs en fonction de leur niveau de dépendance au commanditaire. 

L'Hébergement Restauration troisième plus gros recruteur de France 

D'après le nouveau baromètre trimestriel « Data Emploi et Territoires » publié par Adecco Group, plus de 336.000 projets de recrutements sont prévus cette année dans l'Hébergement Restauration. C'est plus que l'anticipation faite par Pôle Emploi (environ 300.000) dans son enquête annuelle publiée en avril dernier. Parmi les régions qui vont le plus recruter, on retrouve l'Ile-de-France (68.361 recrutements), l'Auvergne-Rhône-Alpes (46.140 recrutements) ou encore l'Occitanie (45.064 recrutements). Les recrutements devraient par ailleurs se faire sur trois familles de métiers : service en restauration (103.108 recrutements prévus dont 47% en CDI, 38% en CDD, 6% en intérim et 9% en stage et apprentissage), le personnel de cuisine (62.247 recrutements prévus dont 51% en CDI, 29% en CDD, 7% en intérim et 13% en apprentissage) et le personnel polyvalent en restauration (49.012 (dont 63% en CDI, 25% en CDD, 7% en intérim et 5% en apprentissage).