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Lettre d'information ACS du 24 juin 2019

Publié le 25 juin 2019

L'activité du secteur privé français en forte croissance au mois de juin 

D'après le cabinet IHS Markit, la croissance du secteur privé français a de nouveau accéléré en juin pour atteindre son plus haut niveau depuis sept mois. Porté par une hausse des nouvelles commandes, l'indice flash de l'activité globale a atteint 52,9 points, contre 51,2 points le mois précédent. 

Le nombre de déclarations d'embauche de plus d'un mois a baissé de 2,2% en mai 

Selon un communiqué de l'Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss) en date du 20 juin, le nombre de déclarations d'embauche de plus d'un mois (hors intérim) a baissé de 2,2% en mai, après un repli de 0,5% en avril. L'Acoss précise que la baisse pourrait être liée aux effets calendaires spécifiques du mois de mai. Dans le secteur de l'industrie, les déclarations d'embauche de plus d'un mois ont par exemple diminué de 3,3 % en mai 2019 (-4,5% sur trois mois et -5,7% sur un an). D'une manière générale, les effectifs salariés du secteur privé ont progressé de 0,5% au premier trimestre 2019 et de 1,3% sur un an. La masse salariale soumise à cotisations a quant à elle progressé de 0,1 % sur le trimestre et de 2,6 % sur un an. En intégrant la prime exceptionnelle de pouvoir d'achat instaurée le 21 décembre 2018, la progression atteint 1,4 % sur le trimestre et 3,9 % sur un an. 

L'économie en Ille-et-Vilaine se porte bien 

Le dernier bilan économique présenté par la chambre de commerce et d'industrie d'Ille-et-Vilaine est positif. Concernant l'économie brétilienne, même si celle-ci a été affectée par une décélération de la consommation des ménages et les mouvements sociaux (Gilets jaunes), les entreprises ont continué d'investir et de recruter. L'emploi départemental a par ailleurs poursuivi sa progression malgré le recul de l'intérim. 4.500 postes ont été créés et le taux de chômage est tombé à 6,5% en fin d'année, c'est-à-dire deux points en dessous de la moyenne nationale. Si la quasi-totalité des activités économiques, à l'exception de l'industrie, a connu une hausse de ses effectifs, le secteur des services reste le principal pourvoyeur d'emplois. Dans le détail, en 2018, l'Ille-et-Vilaine a renforcé sa position dans la construction automobile avec le site PSA (100.000 véhicules produits), la construction neuve est restée bien orientée (10.000 nouveaux logements mis en chantier), le commerce a enregistré 1.000 emplois supplémentaires, le secteur du tourisme a continué sa progression (+1,8% pour l'hôtellerie et +2,4% pour les campings) et le numérique a continué de contribuer à la croissance économique du département. 

21 opérations de fusion-acquisition en Bretagne selon In Extenso Finance & Transmission 

D'après une étude d'In Extenso Finance & Transmission portant sur les fusions et acquisitions réalisées sur le territoire français en 2018, il apparaît que 21 opérations ont eu lieu en Bretagne. Dans le détail, leur valorisation globale s'élève à 258 millions d'euros et 44% des transactions sont issues d'acquéreurs étrangers. Ces derniers viennent notamment dans la région pour profiter des avances technologiques notamment dans les télécoms mais aussi, et principalement, dans l'agroalimentaire. 

Darmanin veut un «grand système» pour lutter contre la fraude à la TVA 

Dans le cadre du prochain projet de loi de finances, Gérald Darmanin, ministre chargé du Budget, présentera un dispositif pour lutter contre la fraude à la TVA dont profitent les entreprises dans l'Union européenne. Il devrait s'appuyer sur l'intelligence artificielle. Bercy estime à 15,2 milliards d'euros les droits et pénalités notifiés aux fraudeurs en 2018, soit 1,4 milliard de moins qu'en 2017 (16,6 milliards d'euros). En 2018, la Commission européenne estimait que 150 milliards de TVA étaient perdus chaque année en Europe. Et environ 50 milliards d'euros étaient détournés par la fraude à la TVA transfrontalière. 

Micro-entreprise : les difficultés à la création persistent 

D'après une étude du ministère du Travail, entre 2006 et 2014, 70% des créateurs d'entreprise ont rencontré des difficultés au commencement de leur activité, qu'ils soient créateurs classiques (72%) ou auto-entrepreneurs (68%). Le type de problème diffère suivant le régime choisi lors de l'immatriculation. Les créateurs d'entreprise sont ainsi plus touchés par des problèmes administratifs (37% contre 23% pour les auto-entrepreneurs) et par des contraintes de financement (21% contre 10%). En revanche, la solitude et les difficultés pour obtenir des clients concernent plus les auto-entrepreneurs. Par ailleurs, les seniors sont moins sensibles aux difficultés à la création tandis que les bénéficiaires de minima sociaux et les étrangers (hors-UE) rencontrent principalement des problèmes de financement. Les données de la Dares mettent également en avant la surreprésentation des hommes parmi les créateurs (67%). Agés entre 25 et 49 ans, 55% ne sont pas diplômés du supérieur et 72% n'ont pas d'autre activité en parallèle. 38% percevait des prestations sociales (indemnités chômage ou minima sociaux) juste avant de créer leur activité. Les créations concernent principalement les secteurs du commerce, de la construction, et des sciences et techniques (cabinets d'étude et ingénierie). Entre 2006 et 2014, la proportion de projets inférieurs à 2.000 euros a plus que doublé. Enfin, 41% des créateurs d'entreprise ont bénéficié d'au moins une aide publique en 2014. 

En 2023, le Medef tirera 100 % de ses recettes des cotisations des entreprises 

A la tête du Medef depuis juillet 2018, Geoffroy Roux de Bézieux a prévu de faire voter une réforme des statuts qui vise, entre autres, à supprimer les versements paritaires dont l'organisation bénéficiait au titre de sa participation aux organismes comme l'Unedic, l'Agefiph, Action Logement… Avec cette décision, l'organisation patronale tirera un trait d'ici à 2023, sur 4,4 millions d'euros attribués par an par l'État, soit 12% de son budget annuel. L'objectif de l'organisation est de tirer 100% de ses ressources des cotisations des entreprises et de se délester de dispositifs non encadrés par la loi.