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Lettre d'information ACS du 8 juillet 2019

Publié le 08 juillet 2019

Bretagne : situation économique favorable 

D'après des chiffres publiés par l'Insee, la situation économique de la région Bretagne était favorable au premier trimestre 2019. Les créations d'entreprises se sont affichées en hausse de 7,3% et le taux de chômage est resté stable à 7,2%. Au total, 5.900 nouveaux emplois ont été créés dans la région depuis le début de l'année, un chiffre en augmentation de 0,5%. Des signes de ralentissement apparaissent toutefois du côté du bâtiment : le nombre des permis de construire délivrés a reculé de 3,3% et les mises en chantier de 2,3% 

Ille-et-Vilaine : une économie qui reste solide 

Selon le dernier document de conjoncture de la CCI d'Ille-et-Vilaine, l'économie du département s'affiche solide. En 2018, 4.500 emplois y ont été créés et le taux de chômage est descendu à 6,5%, soit deux points sous la moyenne nationale. La CCI pointe par ailleurs la contribution importante du secteur du numérique dans l'économie puisqu'il a créé 2.500 emplois au cours des 5 dernières années. Enfin, l'augmentation constante du nombre d'habitants (+10.000 personnes par an) est particulièrement positive pour renforcer le dynamisme du département. Cela a en effet des conséquences sur les activités du bâtiment, du gros et du second œuvre, car la demande de logements neufs reste importante.

Les entreprises bretonnes privilégient l'Europe 

D'après l'association Bretagne commerce international (BCI), les premiers clients des entreprises bretonnes se situent essentiellement en Europe. Dans le détail, 3.716 entreprises (toutes activités confondues) basées en Bretagne exportent tout ou partie de leurs productions et services et 67% des ventes à l'étranger s'effectuent en Europe (principalement en Allemagne). Alors que l'agroalimentaire représente à lui seul 34,6% des exportations bretonnes, BCI souligne que 68% des exportateurs sont des entreprises de petite taille (20 salariés). Enfin, 59% des entreprises étrangères présentes en Bretagne sont européennes. 

Croissance des TPE/PME : le niveau d'activité s'accélère 

La croissance des TPE/PME est de retour. C'est ce qu'indique le dernier baromètre de l'Ordre des experts-comptables. Après trois trimestres consécutifs d'évolution plus modeste de leur activité, le chiffre d'affaires moyen des TPE/PME a augmenté de 2,6 % sur le 1er trimestre 2019 par rapport au 1er trimestre 2018. Les entreprises dont le chiffre d'affaires annuel est compris entre 20.000 et 249.000 euros ont vu leur CA augmenter de 2,6 %, une hausse qui se situe au niveau de la moyenne nationale, celles dont le CA est compris entre 250.000 et 499.000 euros (+1,1 %), et celles avec un CA compris entre 500.000 et 999.000 euros (+ 1,5 %). Dans le détail, la croissance de l'activité économique se confirme dans les TPE/PME françaises de 5 secteurs : transports et entreposage (+3,9 %), hébergement restauration (+3,5 %), construction (+2,7 %), commerce (+2,7%) et industrie manufacturière (+2,6 %). En augmentation de 0,8%, l'indice d'investissement national cache un certain décalage entre les entreprises. Alors que les grandes structures font des efforts en matière d'investissements (+6,4%), les structures de plus petite taille sont davantage prudentes et attendent d'avoir une visibilité sur plusieurs mois pour prendre le risque d'investir. Les montants investis continuent donc de baisser, mais à un rythme moins soutenu comparativement au trimestre précédent : -8 % pour les TPE réalisant moins de 250.000 euros de CA annuel ; -2,6% pour les entreprises dont l'activité annuelle se situe entre 250.000 et 499.000 euros et -2% pour celles réalisant entre 500.000 et 999.000 euros. 

Il n'y a pas assez de cessions d'entreprises 

Les cessions-transmissions d'entreprises restent à la peine en France. La dernière étude de BPCE L'Observatoire indique en effet que la tendance à la baisse, enregistrée depuis 2013, se poursuit. En trois ans, les opérations ont diminué d'un tiers, passant de plus de 76.000 en 2013 à moins de 51.000 en 2016. Environ 40.000 concernent des entités de moins de 10 salariés, tandis que 11.000 portent sur des PME et ETI. Dans le détail, la baisse des cessions-transmissions des PME et ETI est assez concentrée dans l'industrie, les services aux particuliers et le commerce de gros. Dans la construction et l'habillement, un taux de disparition supérieur au taux de cession est inquiétant. D'un point de vue géographique, les taux de cession restent élevés en Île-de-France et Rhône-Alpes et ils se dégradent en Normandie, en Bretagne et dans les Pays de la Loire. 

Nouvelle bataille sur le financement de l'apprentissage 

Matignon, le ministère du travail, les artisans et les régions s'opposent concernant le financement de l'apprentissage. Et pour cause, les enjeux financiers dépasseraient les 500 millions d'euros. Dans ce contexte, Emmanuel Macron devra arbitrer. Dans le détail, les chambres de métiers, qui représentent les artisans, veulent bénéficier du nouveau mécanisme financier introduit avec la réforme Pénicaud dès la rentrée et non au 1er janvier comme prévu. Pour cela, il faudra trouver entre 150 et 300 millions d'euros. Par ailleurs, avec la réforme Pénicaud, les régions perdent leurs compétences en matière d'apprentissage et donc les 51% de la taxe d'apprentissage. Arguant qu'une partie de cette taxe sert à financer la formation professionnelle, les régions avaient obtenu du Premier ministre en octobre une compensation. Selon le diagnostic des inspections générales des finances, de l'administration et des affaires sociales, l'Etat doit verser 218 millions d'euros aux régions, ce qui n'enchante guère le ministère du Travail qui rappelle que 100% de la taxe d'apprentissage doit aller à l'apprentissage avec cette réforme. Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, peut s'appuyer sur les conclusions des trois inspections générales qui mettent en avant l'absence de justification juridique à toute compensation. Enfin, le dernier obstacle concerne les subventions de fonctionnement que les régions doivent encore verser aux centres de formation d'apprentis (CFA) cette année. Elles seraient en nette baisse selon plusieurs directeurs de CFA. 

Début d'année en repli pour le bâtiment, qui s'inquiète de la fiscalité 

D'après la dernière note conjoncturelle de la Fédération française du bâtiment (FFB), le volume d'activité du bâtiment a reculé de 1,8% au premier trimestre 2019 et le secteur s'attend toujours à un léger recul sur l'ensemble de l'année. Les chiffres de l'emploi sont pourtant bons. Le secteur a en effet créé 32.600 postes au premier trimestre (29.300 emplois salariés et 3.300 emplois intérimaires). « Ces très bons chiffres, malgré le fléchissement de l'activité, signalent des tensions sur l'appareil de production, probablement plus importantes que nous ne le pensions en 2018. De plus, les difficultés de recrutement restent de pleine actualité : elles concernent près de trois chefs d'entreprise de plus de dix salariés sur quatre et plus d'un artisan sur deux », précise la FFB. Conséquence de cette pénurie de main d'oeuvre, l'augmentation des salaires (+3,5% au premier trimestre). Avec des charges qui ont crû de 2,4% entre janvier et mars, et des prix en hausse de seulement 2,2%, le taux de marge des entreprises a enregistré un nouveau repli de 0,7 point. Ce manque de rentabilité préoccupe la FFB, qui a également profité de la publication de sa note de conjoncture pour alerter à nouveau sur la menace que représente le projet de suppression de la déduction forfaitaire spécifique (DFS) sur les charges sociales.