actualités

Lettre d'information Agricole du 9 septembre 2019

Publié le 09 septembre 2019

Hausse des prix des produits agricoles en juillet 

En juillet 2019, les prix à la production de l'ensemble des produits agricoles se sont accrus de 2,8% en données brutes. Une augmentation des cours portée par les légumes, les porcins, le lait et surtout les pommes de terre, selon le service de statistiques du ministère de l'agriculture dans une note Agreste. Comparés au mois précédent, les prix des produits agricoles sont quasiment stables (-0,2% en données corrigées des variations saisonnières). Parallèlement, en juillet, les prix à la consommation des produits alimentaires et des boissons non alcoolisées ont crû de 3% sur un an, avec notamment une hausse sensible des prix des légumes.

Installation de la commission agricole et agroalimentaire internationale de FranceAgriMer 

Un arrêté en date du 19 août annonce la création de la commission interfilières agricole et agroalimentaire de FranceAgriMer. Celle-ci est notamment « chargée d'informer les pouvoirs publics et les filières sur les actions des uns et des autres, de proposer des plans d'action coordonnés sur des pays ou des thématiques ciblés, d'identifier des actions collectives pour appuyer les filières agricoles et agroalimentaires et suivre leur potentielle mise en oeuvre, sur tout sujet relatif au développement international du secteur ». L'arrêté fixe également la composition de cette commission qui rassemble des représentants de plusieurs interprofessions (Inaporc, Interfel, Interbev, Intercéréales, Cniel, Anvol, Cifog, CNPO, Cniv, Terres Univia, AIBS, Cipalin, Anifelt, CNIPT, GIPT, Gnis et Cipa). 

France : la moitié des vaches laitières dans l'Ouest

La France comptait 3,71 millions de vaches laitières au 1er janvier 2019. C'est 1 million de moins qu'en 1995 (4,76 millions), selon les chiffres clés bovins 2019 de l'Institut de l'élevage. Bretagne, Normandie et Pays de la Loire détiennent 52% des vaches laitières. C'est 4% de plus qu'il y a dix ans. La Bretagne détient 21% des vaches laitières (+2% en dix ans), la Normandie 16% (inchangé) et les Pays de la Loire 15% (+2%). Les régions Auvergne-Rhône-Alpes (13%, -1%) et Nouvelle-Aquitaine (5%, -2%) cèdent du terrain, à l'inverse des Hauts-de-France (9%, +1%). Le Grand-Est (9%) et la Bourgogne-Franche-Comté (7%) maintiennent leur position relative. 

France : réveil du marché des produits laitiers 

Le marché français des produits laitiers sort doucement de sa torpeur estivale. Le marché de la poudre de lait frémit mais les acheteurs comme les vendeurs se montrent prudents. Les prix sont jugés assez attractifs mais le marché export semblait assez calme en août. Selon les données de la Commission, l'Union a exporté 515.000 t de poudre maigre au premier semestre, soit 31% de plus que l'an dernier. Les achats chinois ont notamment bondi de 71%. 

Une rentrée tonique pour les bovins 

Alors un accroissement des stocks en juillet, la demande a repris à partir de la deuxième moitié du mois d'août. L'offre étant jugée assez modérée, cela a permis aux cours des femelles de progresser dans l'ensemble. En septembre, la demande va retrouver son rythme plus habituel, obligeant les abattoirs à faire preuve de vigilance dans les approvisionnements. Comme les disponibilités ne sont pas attendues très larges en face, la fermeté devrait rester de mise. 

L'élevage alternatif monte en puissance dans les oeufs 

Depuis 2016, l'Interprofession des oeufs (CNPO) a lancé une démarche de transition visant à développer l'élevage alternatif (bio, Label Rouge, plein air et sol) pour arriver à 50% en 2022. Le plan suit son cours car, en 2018, plus de 42% des poules pondeuses étaient dans ce mode, contre 33% en 2016. Les éleveurs ont investi pour relever ce défi. L'objectif fixé pourrait être dépassé avant l'échéance. En effet, les consommateurs plébiscitent le bien-être animal, et les oeufs issus de poules élevées en batterie ne font plus beaucoup sens. Ils ne pèsent plus que 27,7% de part de marché en valeur, en recul de 4,6%, quand le bio, le sol et le plein air sont en forte hausse. Mais, à ce jour, encore 47% des oeufs consommés sont issus d'élevages en cage. Pour répondre aux attentes des consommateurs sur l'alternatif et à la demande des distributeurs qui souhaitent réduire l'offre standard, éleveurs et groupements s'organisent. 

Volailles : la production en Europe prévue à la hausse 

La Commission européenne prévoit une hausse de 2,5% de la production de volailles de l'UE en 2019. Au premier semestre 2019, la production a augmenté de 2%, avec une forte productivité des pays de l'Est. Si en début d'année, le prix des poulets de chair était inférieur à la moyenne quinquennale, il a nettement progressé à partir d'avril. La consommation est aussi prévue en hausse (+0,6 kg/habitant) à 25,4 kg. La Commission anticipe même un report de la consommation sur les volailles si la hausse des prix du porc à la production se répercute sur le prix à la consommation. 

Volailles de chair : Net repli des abattages 

D'après la dernière note de conjoncture du ministère de l'Agriculture, la production française de volailles de chair a reculé de 3% par rapport à celle de 2018 pour s'établir à 865.000 tonnes équivalent carcasse (téc). Dans le détail, les productions de dindes et de pintades se sont repliées de -5% tandis que celle de canards a progressé de +3%. La production de poulets est quant à elle restée stable par rapport à 2018. Sur le volet des échanges, le déficit du commerce extérieur continue de se détériorer. En juin 2019, le solde du commerce extérieur des viandes de poulet reste en effet déficitaire de 22.500 téc en volume, et de 46,8 millions d'euros. Cette tendance s'explique essentiellement par un recul des exportations de 14 % sur un an, en particulier vers le Moyen-Orient et l'Afrique Subsaharienne. Sur le premier semestre, ce déficit atteint 134 000 téc et 290 millions d'euros, contre 96 000 téc et 234 millions d'euros en 2018. Sur la même période, les exportations françaises de viande de volaille ont baissé de 12 % en volume, tandis que les importations ont progressé de 5 %.